SHONOUT

    PROJET DE CRÉATION TRANSDISCIPLINAIRE

    2018/2019 I Résidence de création à l’Espace Simenon, Rosny-sous-Bois

     

     

     

     

    A la croisée de la musique, de la danse et de la scénographie numérique,
    cinq artistes issus de l’improvisation nous invitent dans un univers où l’espace,
    les sons et les corps co-existent dans perpétuelle déformation.
    Librement inspirée du mythe de Dédale et d’Icare, SHONOUT est une exploration du thème des frontières.
    Cette pièce transdisciplinaire met en jeu les notions de verticalité, de pesanteur et de chute
    pour développer une narration poétique sur la condition humaine.

     

    PRESENTATION DU PROJET
    Nous, Pétronille Leroux, scénographe utilisant les outils numériques, Fanny Coindet, danseuse et chorégraphe, et Benjamin Sanz, percussionniste et compositeur, travaillons à un projet transdisciplinaire pour le théâtre. L’envie de se réunir et de s’inspirer individuellement de l’expression des autres sera mise au service d’une vision artistique, de manière à co-écrire une forme propre au théâtre contemporain. Les médiums convoqués interagiront dans une déformation perpétuelle de la perception de l’espace, du corps et des sons. Nos langagues chorégraphiques, musical et scénographique s’inspireront des notions d’espace, de verticalité, de gravité et de chute.
    La recherche chorégraphique s’articule autour de la volonté du metteur en scène, la genèse du projet et le rapport au corps face à la scénographie numérique. Dans cette pièce, il s’agit d’explorer les différents liens qui existent entre les corps, l’espace vertical et environnant et leur musicalité. Le travail sur la gravité et le poids, modifiés par un système aérien sera un des axes majeur de l’écriture chorégraphique. La combinaison du système aérien, constitué d’un harnais, d’un câble et d’un treuil, et de la scénographie numérique invite le spectateur a un angle de vue différent et destructuré.
    Le dispositif spatial et les accessoires seront définis au cours du travail pour servir le propos et sa poésie. Parallèlement, ces éléments seront pensés comme surface de projection en vue de leur habillage vidéo.
    L’usage de l’outil numérique reposera principalement sur l’interaction du contenu vidéo avec les phrases chorégraphiques et musicales. La combinaison surfaces projetées et contenu vidéo prendra en compte les notions de verticalité, gravité et poids, dans un jeu de déformation des perceptions. Le contenu projeté crée sur-mesure se précisera au cours des allers retours avec l’écriture chorégraphique et musicale. 
    L’humain sera au centre du concept scénographique. L’enjeu sera de rendre l’outil numérique vivant et sensible comme un partenaire de jeu à part entière. 
    Benjamin Sanz cherche à développer les rapports entre écriture et improvisation au sein d’esthétiques musicales différentes. La musique de la pièce sera basée sur une trame écrite, assez ouverte pour traduire de manière non explicite l’expression et le sens créé par les langages propres à la danse et à la scénographie.
    L’instrumentation conjuguera plusieurs générations de lutherie (acoustique, électrique et numérique), des percussions, métallophones, clavier et différents objets sonores.
    A partir de trames écrites, de matières sonores, riffs et improvisations, un « personnage musical » (pour reprendre les mots d’Olivier Messiaen), prends corps et donne sens à sa présence, en écho à la présence chorégraphique, ainsi qu’à la mise en espace et à la temporalité imposée par la scénographie. La musique étendrait l’imaginaire du spectacle et pour unir dans la narration l’abstraction au concret, l’idéal à sa dimension émotionnelle.