RÈGLE DE 3

Musique / Danse / Scénographie numérique

Résidence de création à l’Espace Georges Simenon, Rosny-sous-Bois – saison 2018/2019


PROJET DE CRÉATION TRANSDISCIPLINAIRE

2018/2019 I Résidence de création à l’Espace Simenon, Rosny-sous-Bois

 

Anaëlle Echalier – Chorégraphie/danse

Pétronille Leroux – Scénographie numérique

Benjamin Sanz – Composition/batterie/percussions

Sébastien Saint-Lézin – guitare/voix/ney/santur/effets

Sébastien Buchholz – saxophone/clarinette contre-alto

 

 

Ugo Coppin – création lumière

Sandrine Anglade – collaboration artistique

 

 

 

 

 

 

 

Agenda

Jeudi 20 septembre 2018 – 15h

Présentation d’étape de création

 

Samedi 11 mai 2019 – 20h30

Représentation

Réservation en ligne

 

La musique, la danse, le numérique.
Trois polarités à la recherche de l’équilibre, de la mesure,
d’un point de référence, de proportions.
Aller jusqu’à remplir le vide pour inventer un ordre,
un système autour d’un point de vue.
De la mesure à la démesure, il n’y a qu’un pas :
ivresse, frénésie, perte de repères, déphasage.
Pouvons-nous, comme l’avait conseillé Dédale à Icare,
parvenir à voler entre le ciel et la mer,
dans une juste mesure,
pour ne pas alourdir nos plumes,
pour ne pas nous brûler au soleil,
pour ne pas perdre l’équilibre
et courir le risque de disparaître?
Trois entités tressent un langage commun et singulier à travers les sens et les émotions.
Le mouvement se dessine au coeur du concept scénographique à travers la projection de vidéos interactives (mapping, capteurs de mouvements).
Il s’agit de rendre l’outil numérique vivant et sensible comme un partenaire de jeu à part entière avec la danseuse et la musique présents au plateau.
Acoustiques et électroniques, les instruments font écho à plusieurs cultures musicales.
La création s’articule autour du changement de repère dans l’espace et le temps : l’Homme est-il la mesure de toute chose?

La recherche chorégraphique de cette création se dirige sur plusieurs axes.

Tout d’abord celui de la relation avec la scénographie numérique. Il est intéressant de venir questionner le travail corporel, de jouer, d’interagir avec le numérique comme un partenaire de jeu à part entière. Quelles sont les modifications que cela va apporter du point de vue de la corporalité de la danseuse, du changement d’énergie, des implications physiques, du travail sur le rythme et également de la place du regard.

Cela nous amène donc à considérer ensuite l’aspect du point de repère, dans nos corps, dans l’espace et la musique. Que cela engage t-il encore une fois du point de vue du mouvement. L’exploration du changement de ce point de repère et les modifications qu’il entraîne au niveau de la matière corporelle et émotionnelle ainsi que les nouvelles relations qui en découle avec la scénographie numérique “live”.

Ce qui m’intéresse en tant que chorégraphe c’est que cela vient questionner la place d’un corps ou de plusieurs corps sur scène, et comment se matérialise ces partenaires (numérique ou humain) et dans une sphère plus intellectualisée : la mesure de l’homme.

L’humain sera au centre du concept scénographique. L’enjeu sera de rendre l’outil numérique vivant et sensible comme un partenaire de jeu à part entière.

3 matériaux (tulle, cyclo, fils), 3 techniques de projection, 3 rapports à l’image.

Les espaces et les corps seront révélés ou non par la projection vidéo et la lumière.

L’usage de l’outil numérique reposera principa­lement sur l’interaction du contenu vidéo avec les phrases chorégraphiques et musicales et ce à travers différentes techniques dont le capteur de mouvement et la captation des fréquences du son en temps réel. La combinaison, surfaces projetées et contenu vidéo, prendra en compte la notion de perte de repère, dans un jeu de déformation des perceptions. Le contenu projeté crée sur-mesure se précisera au cours des allers retours avec l’écriture chorégraphique et musicale.

Benjamin Sanz cherche à développer les rapports entre écriture et improvisation au sein d’esthétiques musicales différentes. La musique de la pièce sera basée sur une trame écrite, assez ouverte pour traduire de manière non explicite l’expression et le sens créé par les langage propres à la danse et à la scénographie.
L’instrumentation conjuguera plusieurs générations de lutherie (acoustique, électrique et numérique), des percussions, métallophones, clavier et différents objets sonores.
A partir de trames écrites, de matières sonores, riffs et improvisations, un « personnage musical » (pour reprendre les mots d’Olivier Messiaen), prends corps et donne sens à sa présence, en écho à la présence chorégraphique, ainsi qu’à la mise en espace et à la temporalité imposée par la scénographie. La musique étendrait l’imaginaire du spectacle et pour unir dans la narration l’abstraction au concret, l’idéal à sa dimension émotionnelle.
Benjamin Sanz sera accompagné sur scène de deux autres musiciens : Sébastien Buchholz à la clarinette contre-alto et au saxophone alto, et Sébastien Saint-Lézin à la guitare, au saz, à la flûte ney et au santur.

 

 

Infos pratiques

ESPACE GEORGES SIMENON

Place Carnot – 93110 Rosny-sous-Bois

www.rosny93.fr

Renseignements et réservations : 01 48 94 74 64

Réserver en ligne

Transports : RER E  Rosny-sous-Bois